Course

6 Heures d’Amboise 2019

Tout commence par une envie de me confronter de nouveau à une course de 6 heures en catégorie solo. Mais cette fois je ne pars pas totalement seul, en effet nous sommes 17 copains du club RollerN’Go à être engagés Nous sommes répartis de la manière suivante : 3 équipes de 4 (Velvet fait partie d’une des équipes), un duo et 3 solos dont je fais partie.

Le beau temps des dernières semaines nous a permis de nous entraîner un peu, ce qui n’est pas de trop sur une course d’endurance de 6 heures. Le jour J une fois sur place et les patins aux pieds, ma cheville droite me titille. En effet depuis deux semaines et le montage de roues neuves sur mes patins de vitesse (coque Powerslide C4) ma cheville me fait régulièrement souffrir. Ces 6 heures s’annoncent longues.

Au départ avec les copains nous nous plaçons au 3/4 du peloton. Il est 10 heures nous attendons tous avec impatience de partir. Le départ est donné à 10H03, nous partons plutôt doucement à cause de la densité de patineurs et des aspérités du sol dans cette partie du circuit. Je pars après mon compagnon d’entraînement JC que j’ai motivé à participer en solo, je ne le perds pas de vu et rapidement nous roulons ensemble comme à l’entraînement. Moins de 2 minutes après le départ j’entends le bruit d’une chute et je vois Raphaël un copain du club glisser sur sa genouillère (heureusement pour lui plus de peur que de mal).

Les premiers tours nous roulons à plus de 22 km/h de moyenne donc nous sommes sur une base supérieure à 120 km/6 h, mon objectif personnel demandé par l’organisation en début de course est de 125 km (mon record personnel est de 122 km réalisé à Varade il y a deux ans).

La première demi-heure avec JC nous nous relayons en tête d’un groupe plus ou moins long qui nous suit sans jamais nous doubler (on doit être trop fort!!!). Un peu plus tard le groupe se réduit nous ne sommes plus que 4 : un patineur d’un duo de Chartres, une patineuse solo de Royan, JC et moi. Et c’est dans le faux plat montant de la ligne d’arrivée que JC trébuche dans un de mes patins et chute. Il se relève vite, il en a vu d’autres mais les doigts et un genoux sont tout de même marqués.

La première heure se termine toujours sur le même rythme et sans autre souci. Nous ne sommes plus que 3 dans notre groupe. Et lors de la deuxième heure au même endroit que lors de la première heure de course, JC se prend dans mon patin et chute de nouveau mais cette fois-ci il entraîne la patineuse de Royan (Camille) dans sa chute. Elle met un peu de temps à se relever, mais heureusement elle nous dit qu’elle a eu principalement peur et qu’elle a besoin de temps pour reprendre ses esprits.

À midi le ravitaillement sur la piste pour les solos est ouvert, et j’en connais un qui a apprécié cette attention de l’organisation : à moi les bananes et les compotes, merci JC d’avoir mangé les parfums auxquels je ne tenais pas trop. Pour les deux premières heures c’est les copains qui nous ont ravitaillé en course !

Vers 2H30 de course les muscles des jambes de mon compagnon de route commence à le faire souffrir. Il lutte mais aux alentours des 3H de course il fait une pause pour soulager ses cuisses. Je continue donc quelques tours avec Camille qui passe devant pour quelques tours à une allure soutenue. Puis elle aussi fait une pause, je fais donc quelques tours seul. À chaque passage dans la zone de relais je prends des nouvelles de JC, que je retrouve rapidement assis sur un gros rocher au premier virage. Nous repartons en tandem mais à une allure moins soutenue qu’au départ. Je reste souvent en tête pour soulager les jambes de JC, l’objectif est de terminer la course ensemble.

Presque à chaque passage dans la zone de relais les copains présents nous encourage ce que nous leur rendons quand nous les croisons sur la piste. Et un des petits bonheur quand on est en solo est la solidarité qui existe dans cette catégorie. En effet les solos qui nous doublent ont toujours un petit mot agréable pour nous !

Vers la mi-course j’entends mon prénom qui vient du bord de la route, c’est mon collègue Thierry qui est à Amboise chez le fils de sa compagne, c’est toujours sympa d’apercevoir des têtes connues. À propos de tête connue je n’ai presque pas vu Velvet mais je ne désespère pas.

Plus tard dans la course JC me quitte pour un ou deux tours le temps de soulager ses jambes. La course devient plus dure pour tous mais surtout pour les solos (sauf exceptions). Il revient rapidement et nous choisissons de réduire notre allure pour être certain de terminer cette course ensemble.

Durant la cinquième heure de course, lors d’un énième tour j’aperçois Velvet devant nous, j’explique rapidement à JC que je vais rouler avec elle. Ce qui fait quelques secondes plus tard que Velvet se trouve intégrer au milieu de notre binôme. Nous faisons deux tours avec elle puis elle passe le relais. Nous continuons donc à deux. Parfois nous doublons Alban le troisième solo du club toujours seul ou en tête du groupe qui le suit, je dis Bravo !

La dernière heure nos cuisses sont de plus en plus sensible à l’effort notre rythme s’en ressent et nos copains du club en équipe commencent à nous doubler. Le moral s’en ressent mais nous nous accrochons. Un autre solo (Sébastien) nous accroche quelques tours JC lui fait la conversation ou inversement. Puis il nous quitte pour rouler avec Alban dont la vitesse lui convient mieux. Le moral fait un bon en avant quand Velvet nous rattrape et roule un tour avec nous. Elle nous laisse dans le faux plat de la ligne d’arrivée mais la fatigue étant là nous ne la rattraperons pas.

Toujours dans cette dernière heure nous commençons à calculer combien de tours il nous reste à faire. Le résultat nous encourage environ 10 tours. Lors de nos deux derniers tours nous ne roulons plus en file indienne mais côte à côte tout en discutant. Notre vitesse a tellement chuter qu’Alban et Sébastien nous rattrapent juste avant la fin du dernier tour. Nous décidons de terminer ensemble cette course. Lors de ce dernier tour, Camille nous double et nous remercie pour l’avoir emmené lors des 3 premières de course. J’apprendrai plus tard qu’elle termine juste avant moi au général et 2ème solo femme.

Et c’est, main dans la main que les 3 solos du club termine cette course. Je cherche Velvet du regard, les copains me disent qu’elle est sur la piste. Je la vois qui arrive au sprint, je suis fier d’elle et nous terminons dans les bras l’un de l’autre.

sdr

Au niveau des résultats, mon GPS indique 110 km, l’organisation m’en trouve 115 avec une 51ème place au classement général sur 98 et une 10ème place en solo homme sur 23. Pour Velvet et son équipe termine avec 119,8 km parcouru, une 43ème position au classement général et 12ème dans leur catégorie. Mon copain JC a aussi réalisé une belle performance pour sa première course de 6 heures en solo avec 105 km parcourus !

Pour faire le bilan de cette course : l’esprit d’entraide et la bonne humeur de RollerN’Go étaient bien présents ! Et bien que 6 heures sur les rollers laissent des traces (JC ne me contredira pas) cette course fut la meilleure que j’ai réalisée en catégorie solo. Pour les traces ma cheville aussi le confirme car le lendemain elle avait bien gonflée : 15 jours sans roller dont 7 sous anti-inflammatoire. Mais malgré ce petit désagrément j’ai envie d’y retourner mais avec des patins plus confortables.


 

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